Quelles applications domotiques possibles avec un Raspberry ? Le Top 10

Quelles applications domotiques possibles avec un Raspberry ? Le Top 10

Si déjà les premiers modèles de Raspberry Pi offraient de nombreuses applications possibles, l’arrivée du sans-fil et du support Bluetooth et Wi-Fi à partir du Raspberry Pi 3 signent l’arrivée de nouvelles applications possibles… potentiellement infinies ! Effectivement, non-seulement la profusion d’objets connectés rend possible l’émergence de systèmes domotiques pour la maison connectée, mais rien ne vous empêche, à votre tour, de créer vos propres prototypes ! A cet égard, nous vous livrons aujourd’hui un Top 10 des idées de systèmes domotiques qu’il est possible de mettre en place grâce à un Raspberry Pi. Nous terminerons par détailler comment faire de la domotique avec un Raspberry.

domotique avec raspberry

Top 1 : pour vos détecteurs et systèmes de sécurité

Le fait de pouvoir centraliser l’intégralité des systèmes de sécurité représente évidemment un véritable plus dans une maison connectée. On retrouve ici pêle-mêle d’applications possibles, à commencer par les détecteurs : détection de chaleur, de CO2 / de fumée, d’inondation mais aussi de mouvement, d’ouverture / fermeture des portes et fenêtres… Du côté des systèmes de sécurité à proprement parler, on pensera bien évidemment aux alarmes, mais aussi pourquoi pas aux caméras.

  • Grâce au Raspberry Pi, vous pouvez définir des scénarios grâce à un éditeur d’évènement embarqué. Vous pouvez ainsi indiquer que la détection d’ouverture des portes et fenêtres se déclenche après 23h et s’arrête à 7h du matin, ou encore qu’en cas de détection d’inondation ou d’incendie, toutes les portes et fenêtres s’ouvrent.

Top 2 : à l’entrée, porte de garage, portail, serrure, le tout connecté !

Outre les systèmes de sécurité, c’est dès l’entrée que l’on retrouve la maison connectée, que ce soit sur une porte d’entrée… ou de garage ! La serrure connectée, par exemple, vous permet d’abandonner la traditionnelle clé pour la remplacer par la clé du 21ème siècle : votre smartphone ! Quant à la porte de garage télécommandée ou connectée, c’est un classique, mais la différence est subtile. Là où la télécommande oblige à vous trouver devant la porte, la domotique vous permet de le faire à distance, depuis votre smartphone par exemple, et donc de rentrer directement chez vous.

  • Vous pouvez, à nouveau, paramétrer des scénarios. Si vous terminez le travail à 17h et que vous arrivez chez vous à 17h25, vous pouvez enclencher l’ouverture du portail ou de la porte de garage à 17h23, 24…

Top 3 : Les mesures de gaz, d’électricité, d’eau, de température, de qualité de l’air…

C’est bien évidemment un point crucial sur lequel on attend la domotique : pouvoir nous renseigner ! Et pour cela, rien de tel que les mesures. Selon les périphériques (thermostat, etc.), vous pourrez non-seulement connaître la consommation de gaz, d’électricité et d’eau de votre maison connectée, mais également la température intérieure ou encore la qualité de l’air. Vous pourrez ensuite retrouver toutes ces informations directement votre logiciel domotique, sur smartphone par exemple.

  • Scénarios, encore et toujours ! Vous pouvez paramétrer des alertes et engager des réponses associées. Par exemple, si la mesure de l’air détecte une qualité descendant en-dessous de l’indice défini, il met en route le purificateur. De même pour la température ou le chauffage. Vous pouvez également vous paramétrer des alertes sur vos consommations d’eau, de gaz et d’électricité si celles-ci atteignent un seuil, dans une optique « ECO » -logique et -nomique !

Top 4 : A la bonne température dans un air sain : les systèmes de chauffage, ventilateur, humidificateur, purificateur, climatiseur…

C’est évidemment la conséquence du point précédent. En soi, la chausse n’est pas neuve : associée à un thermostat, une chaudière peut être programmée pour déclencher le chauffage si la température descend en-dessous d’un certain seuil. Mais c’est là une programmation que vous faites à l’avance, peu adaptable à distance, et surtout, jamais de manière centralisée. Vous rentrez plus tôt que prévu ? Mettez en route le chauffage ou le climatiseur à distance, c’est selon !

  • En associant différents appareils, il est même possible de créer des sous-scénarios ! Par exemple, vous pouvez programmer que quand la température descend sous les 17 degrés, le chauffage se met en route, mais seulement si le détecteur de mouvement repère quelqu’un dans la pièce concernée.

Top 5 : Les luminaires et interrupteurs

La bonne température, c’est bien, mais si on y voit quelque chose, c’est mieux ! Vous pouvez ainsi directement passer par un système domotique pour la gestion de vos luminaires, tant sur la question des effets de couleur (si prévu) que de l’intensité de la lumière ou l’allumage et l’extinction de celle-ci.

  • Plusieurs scénarios peuvent ici s’appliquer. Vous pouvez par exemple programmer les luminaires pour que ceux-ci s’éteignent au bout d’un temps défini si le détecteur de mouvement ne repère plus personne dans la pièce. Si la lumière permet la variation de l’intensité, vous pouvez également programmer votre propre variateur pour que l’intensité de la lumière aille diminuendo le soir jusqu’à l’extinction. De quoi venir vous dire « il est temps de te coucher, bonne nuit ! ».

Du côté des interrupteurs, une fonction « on / off » peut-être la bienvenue, ainsi que pour gérer vos divers appareils branchés à distance.

  • On peut penser à un scénario simple. Vous dégivrez le congélateur et l’éteignez pour votre départ en vacances. Vous pouvez prévoir que l’interrupteur se mette en route peu avant votre retour, afin que vous puissiez directement y mettre vos produits congelés, sans différence de température.

Top 6 : L’ouverture et la fermeture des volets électriques

Déjà l’apparition des volets électriques était une petite révolution, permettant cette fois de centraliser via une télécommande la gestion de tous les volets. Mais c’est une télécommande de plus me direz-vous… Alors autant la centraliser dans votre système domotique, elle aussi ! Le fait de pouvoir gérer les volets à distance depuis votre smartphone peut-être intéressant, par exemple si vous avez oublié de les fermer dans la ou les pièces désirées en sortant.

  • Surtout qu’à nouveau, pléthore de scénarios s’ouvrent à vous. Vous pouvez paramétrer que les volets s’ouvrent automatiquement à 7h et se ferment à 20h en hiver mais à 22h en été.

Top 7 : un Media Center (photos, vidéos & films, musiques…) et une console de jeu retro

Quitte à centraliser le plus possible, autant regrouper également tous vos fichiers multimédias ! Photos et vidéos de vacances, films préférés et playlists personnelles… Le choix vous appartient.

Et ce n’est pas tout : qui dit multimédia dit également jeux vidéo ! Et de côté-là, les possibilités offertes sont vraiment formidables. Avec la recalbox pour la Raspberry Pi 4, vous pouvez ainsi transformer votre Raspberry en véritable console retro !

Top 8 : Les prises et multiprises, pour gérer tous vos appareils électriques

De la même manière que pour les interrupteurs, les prises et multiprises permettent de gérer l’ensemble de vos appareils électriques. Connectés, ils permettent même de vous donner, en direct, la consommation de chaque appareil ! Pratique pour savoir si un appareil un peu trop puissant ne demande pas d’être branché sur secteur plutôt que sur une multiprise.

  • Côté scénario, vous pouvez paramétrer la multiprise sur laquelle la lampe sur pied du salon est branchée pour que celle-ci s’active et donc fasse s’allumer la lampe au moment où le détecteur de mouvement détecte votre entrée dans la pièce.

Top 9 : Pour le bébé, les babyphones, les berceuses et lumières…

Qui a dit que la maison connectée ne pouvait pas être au service de bébé ? Vous pouvez ainsi piloter directement un babyphone sophistiqué depuis votre smartphone directement, par exemple pour régler le champ de vision, enclencher la vision nocturne ou encore changer ou arrêter la berceuse ou les effets de lumière.

  • Puisque bébé peut être capricieux, il est préférable de prévoir des scénarios pour lui aussi ! Par exemple, si le détecteur de mouvement repère que bébé s’est levé, ou si le détecteur de sons remarque que votre bébé pleure, alors cela peut amener à enclencher une berceuse ou des effets de lumière grâce à une veilleuse.

Top 10 : La connexion avec les assistants domotiques : Alexa, Google Home…

Les assistants domotiques représentent déjà en soi une forme de centralisation des objets connectés, mais ils peuvent eux-mêmes être regroupés au sein de votre propre système. Et c’est alors que le champ des possibles s’étend considérablement !

  • Vous pouvez programmer que lorsque le détecteur de mouvement détecte une présence entre 6h30 et 7h en semaine – heure de votre réveil pour le travail – alors l’assistant vous présente l’actualité du jour, vous annonce la météo et vos rendez-vous ou encore joue une playlist pour vous !

Comment faire de la domotique avec Raspberry ?

Il est maintenant temps de nous pencher sur des considérations plus techniques ! Pas d’inquiétudes : nous nous pencherons surtout sur les bases et prérequis permettant la domotique avec un tel appareil.

Les protocoles propriétaires et ouverts : comment choisir pour la domotique ?

Le choix du protocole pour votre box est un élément crucial, puisque cela dépendra des appareils que vous avez déjà (ou non) en votre possession. A ce titre, on dégage deux types de protocoles :

  • Les protocoles propriétaires, aussi appelés protocoles fermés. Ceux-ci appartiennent à des marques, à l’instar de Somfy ou Deltadore. Les objets connectés fonctionnant avec un protocole propriétaire ne pourront généralement fonctionner, de la même manière, que sur une box de la marque (d’où le terme de « fermé »).
  • Les protocoles ouverts, qui, à l’inverse, peuvent fonctionner avec plusieurs box. On retrouve notamment le 433Mhz, l’Enocean ou encore le z-wave.

Aussi, tout dépend de vos équipements. Si vous êtes déjà en possession d’un assistant domotique, de stores électriques, de télécommandes, d’une porte de garage… utilisant un protocole propriétaire, il est alors préférable de vous tourner vers la box de la même marque. Si, en revanche, vous ne possédez pas encore lesdits appareils, préférez vous tourner vers un protocole ouvert. Celui-ci vous offre effectivement l’avantage de la progressivité : rien ne vous empêche de démarrer avec Raspberry sur une box plutôt simple, puis au fur et à mesure de vos progrès, évoluer vers des box plus sophistiqués.

  • A noter, néanmoins, que certains protocoles propriétaires « s’ouvrent » davantage. C’est notamment le cas de Somfy, permettant l’utilisation du service IFTTT pour pouvoir accéder à la box à partir d’un système différent.

Le choix du logiciel en Open Source pour la domotique avec Raspberry

Pour les premiers périphériques, la chose est simple. Mais pour pouvoir gérer un système domotique sophistiqué et important, vous avez besoin d’un logiciel dédié. Disponibles en Open Source, ils sont nombreux et viennent avec leurs avantages et inconvénients respectifs. On pensera ainsi à :

  • Calaos : particulièrement adapté au milieu professionnel et à l’industrie.
  • Domotics : l’avantage de la simplicité.
  • Jeedom : partant d’une base solide, il est possible de l’enrichir à partir des multiples plug-ins développés par la communauté.

Ce sont là les principaux systèmes existants aujourd’hui en Français. On retrouve également d’autres, mais ils sont alors partiellement traduits. Ils profitent tout de même d’une véritable popularité, à l’instar du fameux Home Assistant, simple, intuitif et même ludique, ou encore OpenHAB, qui permet la programmation intégrale de l’interface. Un plaisir pour les experts, moins pour les débutants !

Vous l’aurez compris : le logiciel OS pour la domotique avec un Raspberry Pi dépend avant tout de ce que vous recherchez, et de votre profil (vos compétences).

Pour la domotique : Arduino ou Raspberry ?

Ces deux solutions s’offrent à vous, bien qu’elles puissent être utilisées simultanément, par exemple à l’aide du Python (exemple avec la recalbox pour le Raspberry Pi 4). Toutefois, détaillons rapidement leurs avantages et inconvénients respectifs :

Pour plus d’info sur ce sujet, voir notre article sur Arduino ou Raspberry ?

  • Arduino a l’avantage la simplicité. Il embarque un système prêt-à-l’emploi ainsi que de grandes facilités côté programmation grâce à une interface riche de bibliothèques de codes. Pour autant, cette simplicité limite la marge de progression et d’acquisition de solides compétences côté écriture de code.
  • Raspberry, en revanche, se montre bien plus complet, englobant les commandes simples comme sophistiquées. Pour autant, il n’est pas prêt-à-l’emploi et exigera donc des éléments supplémentaires (payants, bien sûr) pour profiter des nombreuses possibilités.
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